La série photographique ACDC (All the Country Dust is Clean) garde ce nom comme souvenir, comme archive d’un temps, mais c’est une série complètement évolutive qui se fait vivre d’elle même et des nouvelles formes que je lui donne. Au fur et à mesure je l’alimente de nouvelles images. C’est une plongée dans mes archives depuis 2020. Pour le moment on y retrouve 197 photos.
Ce sont des photographies dites trash, crues, qui dépeignent une jeunesse de la campagne qui cherche désespérément une étincelle au milieu des champs. Une jeunesse qui ne se qualifie pas elle même mais qu’on voit comme idiote, sexuelle, violente, joyeuse, hors la loi, pleine d’amours et de cris. Le noir efface les détails, plongeant la photo dans une place d’instant-souvenir. Ces photographies s’entrechoquent entre elles, s’embrassent, se rejettent, se fondent.
Ici et comme dans la plupart de mes photographies, je ne veux pas montrer ce que l’on voit ou ce que l’on sait déjà mais je veux le faire vivre, le faire ressentir, en cassant les codes photographiques qui s’effacent pour laisser le sujet et l’instant s’exprimer le plus autonome-ment possible. Une de mes intentions premières avec ce genre de photographies étaient d’attirer gentiment l’oeil du spectateur à cause du manque de lisibilité avec la distance, puis quand il est assez proche c’est de lui voler son œil en lui montrant quelque chose de puissant.





































