teKno comporte 50 clichés mêlant l’argentique et le numérique. C’est une édition papier entièrement photographique construite comme une free party. Le fil des pages reprends une chronologie, du soir à la nuit au matin. La rythmique des pages recrée un tempo, une basse répétée avec un bpm de plus en plus rapide. Les yeux s’ouvrent, se retournent et se referment. Les pages rouges sont les stroboscopes qui agressent, marque une pause ou un black-out, illuminent les visages dans le noir. Les photos ont un point de vue qui s’éloignent parfois, reprenant une respiration globale, pour se renfoncer ensuite dans des points de vues serrés, dans des anecdotes.

Cette édition fait également objet de documentation vivante, objectives et subjectives, planante et plongeante.

L’édition se veut sans contextes, sans lieux, sans dates, sans nationalités. Car même si ces éléments marques des façons de faire la fête différemment, il n’en est pas moins que cela reste la même énergie, la même illégalité, le même esprit, les mêmes valeurs. Il n’y a pas la prétention de faire un livre commun aux free party, mais plutôt de rendre compte d’un mouvement globale qui s’inscrit dans une même volonté de liberté, de créer des endroits autogérés, de s’éloigner d’une société souvent codée et oppressante.

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